Un 40mm F/2,8 Canon tout simple !

Un 40mm tout simple

Je reviens avec un article « matos » sur le blog, puisqu’on me demande régulièrement si telle ou telle optique était mon optique fétiche… et qu’en général ma réponse est « non ».

Il y a plein de raisons à ça: déjà, en tant que transfuge et ancienne Nikoniste, j’ai un point de comparaison qui n’est pas des moindres, mon ancien parc optique nikkor. Et laissez-moi vous dire que si je ne regrette pas d’avoir quitté les boîtiers « jaunes », quand on parle optique, ils ont quand même des ingés qui ont donné naissance à de pures tueries chez Nikon (genre le 14-24/F2,8, qui oui, avec le recul, aurait pu mériter mon fétichisme, lui 😉 ).

Ensuite, j’ai vieilli, croisé plein de gens très bons qui faisaient de très belles images avec des cailloux parfois assez moyens, voire même très nazes, et ça fait réfléchir. Donc le coté geekette du piqué, à la recherche de la moindre trace de distorsion et hurlant à la mort à la moindre suspicion de vignettage, je me suis calmée. Il faut dire que les logiciels de post-prod actuels ont des profils d’objectifs qui arrangent bien des choses à ce niveau là, mine de rien ça compte !

Tout ça ne m’empêche pas d’apprécier les belles formules optiques et les rendus de certains objectifs particulièrement « wahou », mais je réfléchis en tenant compte d’un peu plus de paramètres désormais, tels que le prix, et le poids. Et plus important encore, je reviens toujours à cette question « Est-ce que dans ma pratique photo, cet objectif est adapté ? ».

Exit donc le 600mm Canon et ses 4 kilos… même si j’ai réalisé de splendides photo avec notamment au salon du Bourget (et qu’est ce que j’ai galéré avec cette focale fixe!).
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Alors forcément en me posant cette question là, j’arrive à des choix qui peuvent sembler surprenants… Et j’ai choisi de vous parler du Canon 40mm F/2,8 « pancake ».

Pour ceux qui en douteraient après mon disclaimer un peu long ci-dessus, cet objectif a une très belle qualité optique. D’autant plus à ce prix là, environ 150 Euros. Mais finalement des objectifs fixes, à ce type de focale et de belle qualité, il y en a un petit nombre quand même (les 50mm, les 35mm etc).

Alors ce qui fait l’originalité de ce 40mm ça n’est pas ça. Déjà il y a la -très très- grande proximité entre le rendu de cette focale sur un capteur full-frame et la vision humaine (dont l’équivalent serait 43mm), du coup, il n’est pas très difficile de savoir ce qu’on cadre, même sans regarder dans le viseur. Et puis il y a sa taille et son poids, à peine 150g et juste 2 cm de longueur, et là, autant dire que coté transport, c’est juste génial.

Toujours dans une des poches de mon sac photo, au cas où, c’est pas son encombrement ni son poids qui me pénaliseront, par contre si pour telle ou telle raison je dois me faire très discrète, monté sur un 5DIII, il devient transparent. Il m’est même arrivé de me faire expliquer par une off’com fièrement équipée d’un petit reflex en kit 18-55 qu’elle « avait un appareil photo professionnel, et vous c’est quoi votre petit truc ? ».
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Femme militaire dans les rues de Paris le soir de Noël [Ref:4116-64-0209]

Femme militaire dans les rues de Paris le soir de Noël [Ref:4116-64-0209]

Très souvent cette optique quand je l’utilise créée la surprise chez mes sujets qui la remarquent. Parce que c’est bien connu un photographe, un vrai, il faut au moins qu’il ait son 70-200 F/2,8 en bandoulière !

Et là où il devient très sympa, c’est quand la lumière décroit, à F/2,8 on a une belle profondeur de champ, pas trop courte pour pouvoir glisser le profil de quelqu’un dans sa plage de netteté, mais avec un joli bokeh qui enveloppe les sources de lumières. Du coup, c’est une optique qui m’a beaucoup servi cet hiver, notamment pour mon projet Sentinelles.paris, avec par exemple ce portrait d’une militaire le soir de Noël.

Details:
Sandra Chenu Godefroy
25/04/17
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