Un 14 juillet de plus à mon actif… mais en plus détendu

Un 14 juillet de plus à mon actif… mais en plus détendu

EXIF | Appareil: NIKON D700 | Date: 14/07/2011 | Focale: 100mm | ISO: 400 | Ouverture: ƒ/4 | Vitesse: 1/80s | Copyright: Sandra Chenu Godefroy |


Faire le 14 juillet, une année de plus… l’exercice commence a devenir sinon monotone au moins « sacrément répétitif » mais heureusement mon ami Greg était présent avec le bataillon Sud-Méditerranée pour représenter les sapeurs-pompiers civils sur ce défilé, il était donc de mon devoir de l’accueillir à mon tour à Paris et de l’accompagner aux répétitions puis le jour J.

Préparatifs de la garde au drapeau de la BA 107 de l'Armée de l'Air [Ref: 4511-11-0106]

14 juillet 2011, Champs Elysées, Préparatifs de la garde au drapeau de la BA 107 (Ref: 4511-11-0106) de l’Armée de l’Air


Pour ne rien changer des bonnes habitudes, j’arrive de très bonne heure, le métro devant être fermé à compter de 6h30. Je vois les troupes arriver au fur et à mesure et les véhicules se mettre en place sur le rond-point de l’étoile. Je monte puis je redescends plusieurs fois les Champs Elysées, l’occasion de croiser pas mal de collègues ou d’anciens collègues, qu’à part sur les champs, je n’ai aucune chance de retrouver « par hasard ».

Entraide entre camarades du Service Militaire Adapté [Ref:4511-11-0108]

14 juillet 2011, Champs Elysées, un Caporal Chef de 1ère classe retouche la tenue d’une militaire du Service Militaire Adapté (Ref:4511-11-0108)


L’occasion surtout de faire des photos vraiment sympa du 14 juillet, des petits moments de vie en grande tenue : un colonel de la BSPP qui comme le veut la tradition ouvre le champagne sur les champs, un soldat qui cire à nouveau ses rangers, une garde au drapeau qui a un peu de mal à ré-enrouler le précieux fanion
Tout un ensemble de petites choses qui font que défiler sur les champs au 14 juillet est vraiment une expérience unique.

VOIR + Reportage photo sur le défilé du 14 juillet 2011

Faire des photos de descente en rappel… en pratique

Faire des photos de descente en rappel… en pratique

EXIF | Appareil: NIKON D200 | Date: 31/10/2010 | Focale: 50mm | ISO: 800 | Ouverture: ƒ/5 | Vitesse: 1/250s | Copyright: Sandra Chenu Godefroy |


Chez SSF (Secouristes Sans Frontières) la pratique du rappel permet de juger de la maîtrise de soi et de la confiance accordée aux autres acteurs chez les secouristes, ce qui vaut à cet exercice d’être récurrent (j’en veux pour preuve ce making-of vidéo ou la descente en rappel de Loïc et Tanya) ce qui m’a du coup permis de pouvoir perfectionner ma technique.

Coté photo, le rappel, même quand il est assez court, n’est pas facile à photographier: vu du bas, il écrase les distances, et il est difficile d’accrocher des visages et leurs expressions, vu du haut les préparatifs sont très intéressants, mais rapidement, le sujet sort du champ de vision… La seule solution à mon sens est donc de se positionner sur le chemin du rappel, et si possible immédiatement à proximité de l’axe de descente, dans la moitié haute de la paroi. Ce qui implique hors des salles d’escalades, d’équiper un deuxième rappel [et je remercie donc pour ce reportage Mélanie et Thibaud] ou d’essayer de trouver un point haut « mais pas trop » suffisamment dans l’axe. Cela implique aussi d’être équipé en matériel de grimpe [baudrier, quelques longes anneaux de corde et mousquettons] et d’avoir un minimum de connaissances en matière d’encordements pour assurer sa propre sécurité… [le minimum…]

Reporter-Photographe.org : Derrière les images (photo by Eric Thirion)

Mais ce n’est pas tout, descendre en rappel n’étant pas forcément une tâche aisée, il faut prévoir un sac photo [à dos bien sûr… d’aucuns préfèrent peut être les fourre-tout mais dans ce cas c’est franchement déconseillé pour cause de déséquilibre] dans lequel conserver le matériel photo pendant les déplacements pour lui éviter d’éventuels chocs, sac suffisamment ajusté pour ne pas être gênant une fois en place mais qui dans le cas de cette journée de prise de vue s’est avéré tellement lourd qu’il m’a déséquilibré pendant la prise de vue, m’obligeant à l’assurer sur une main courante pour soulager mon dos…

VOIR + Reportage photo Stage cynophile de Secouristes sans Frontières
+ LOIN Site Officiel de Secouristes sans Frontières

VBRG en contrejour dans les gazs lacrymogènes de Saint Astier

VBRG en contrejour dans les gazs lacrymogènes de Saint Astier

EXIF | Appareil: NIKON D700 | Date: 21/10/2010 | Focale: 14mm | ISO: 100 | Ouverture: ƒ/8 | Vitesse: 1/250s | Copyright: Sandra Chenu Godefroy |


Pour ce reportage, j’accompagnais Murielle, rédactrice en chef du magazine Soutien Logistique Défense, à Saint-Astier pour suivre un exercice organisé par le GBGM pour deux escadrons de gendarmerie mobile et un détachement du 126RI et du 31RG. Il s’agissait sur 2 jours de faire travailler ensemble militaires de l’armée de terre et de la gendarmerie lors d’un exercice SATOREX de Rétablissement de l’Ordre en Situations Insurrectionnelles (ROSI) dont vous pouvez consulter consulter le descriptif complet dans l’article de Seconde Ligne de Défense.

Coté photo c’était l’occasion pour moi de me replonger dans cette ambiance si particulière qui fait Saint Astier, des entraînements très réalistes, des bruits et… des gaz lacrymogènes! Cette photo a donc été prise au matin de la première journée, alors que l’exercice n’avait débuté qu’une heure plus tôt et que déjà les plastrons étaient venus taquiner le détachement du 126 RI stationnés à une intersection… finissant par entraîner des tirs de grenades lacrymogènes au cougar. Et malgré les nombreux renvois de lacrymo par les manifestants, la place jusqu’alors éclairée par la lumière directe d’un soleil matinal, se retrouve voilée par les gaz lacrymogènes… mettant en valeur d’une façon complètement imprévisible les VBRG qui s’avançaient pour repousser les manifestants.

Ce que je ne manque pas de remarquer malgré mes larmes… et puisque j’étais incapable de régler l’exposition de mon appareil [impossible de contrôler le résultat en pleurant, même avec l’histogramme] je choisis le mode priorité vitesse à 1/250s ce qui m’assure une image nette et j’essaie tant bien que mal de prendre la mesure de lumière sur le ciel, pour éviter de surexposer mes blancs. Je triple la photo au cadrage à bout de bras plutôt approximatif, tandis que je ferme les yeux quelques secondes pour les reposer, puis j’entends les blindés se remettre en marche.. Je cliche encore tandis que l’un d’eux avance sur moi, dans l’alignement du soleil, puis je m’éclipse [sans demander mon reste] reprendre mon souffle dans un air un peu plus sain.

VOIR + Reportage photo sur l’Exercice Satorex 2010 au CNEFG
PHOTO Démineur du Génie [Ref:1410-22-0654]

CMT Andromède, plongeurs démineurs et lever du jour…

CMT Andromède, plongeurs démineurs et lever du jour…

EXIF | Appareil: NIKON D700 | Date: 12/10/2010 | Focale: 14mm | ISO: 3200 | Ouverture: ƒ/3.2 | Vitesse: 1/60s | Copyright: Sandra Chenu Godefroy |

Je n’aime pas vraiment me lever tôt… mais parfois, on ne me laisse pas trop le choix… Comme ce matin d’octobre où je devais me rendre à 6 heures tapantes au port de Morgat [en plein pays breton !] pour emprunter un zodiac qui m’emmènerait à bord du CMT Andromède (CMT pour chasseur de mines tripartite).

Un trajet dans le noir qui, entre la fraîcheur ambiante et les embruns, s’est avéré plutôt « vivifiant ». J’arrive a bord, accueillie par le commandant [auprès de qui je m’excuse encore, j’ai toujours rien compris aux grades d’officiers marine] les plongeurs démineurs et les « entraîneurs » – comprendre, les marins venus encadrer une campagne de maintien en condition opérationnelle (MECO) du bateau – au passage, je découvre à mes dépends que oui, le pont d’un bateau est encombré, et que de nuit, il vaut mieux faire attention à ses pieds!

Les plongeurs démineurs, levés avant le reste de l’équipage, sont sur le pont pour équiper leur poisson auto-propulsé (PAP pour les intimes) selon les instructions données par les entraîneurs [il n’y a pas à dire j’adore l’appellation] et j’ai beau être plutôt gênée par mon sac photo, le crépuscule qui s’amorce, en plus de promettre une journée de beau temps, fait apparaître des couleurs pastel à l’horizon qui, malgré l’obscurité, contrastent avec la livrée jaune du fameux poisson et que je ne peux pas rater… Laissant donc le chargé de communication qui m’accompagnait se charger des politesses, je m’éclipse rapidement pour chercher un cadre qui mette en valeur ce contraste coloré, les plongeurs se replongent dans leur travail après quelques secondes d’inattention et finalement j’opterai pour une vue à 3200 ISO en légère plongée qui intègre les bouées rouges du bateau ainsi que l’horizon tandis que l’éclairage ambiant était assuré par un néon du pont et que la frontale d’un des plongeurs mettait l’accent sur leur travail dans les entrailles du PAP… [heureusement, celui-ci est rapidement préparé, et quelques minutes plus tard je suis invitée à aller prendre le café… la journée peut donc commencer]

VOIR + Reportage photo sur l’activité des Plongeurs-Démineurs à Brest

Freelens… une association pour tous les faiseurs et utilisateurs d’images

Freelens… une association pour tous les faiseurs et utilisateurs d’images

Ce fut l’évenement de l’année 2010, Freelens (anciennement ANJRPC-Freelens) l’association historique de défense des photojournalistes à rejoint l’UPC (Union des Photographes Créateurs) association de défense des photographes auteurs (par opposition à la dernière grande famille de photographes: réalisant travaux photo, photos d’identité et reportages de mariage le plus souvent dans une boutique; défendue quant à elle par le GNPP)

La raison de ce rapprochement était se rassembler pour mieux pouvoir défendre les photographes, les combats de l’une et l’autre des associations étant similaires pour ne pas dire identiques (lutter contre le libre de droits, la mention DR…) et de ce rapprochement est né l’UPP (Union des Photographes Professionnels) qui comme son nom l’indique défend les photographes professionnels[qui a donc lu « amateurs, passez votre chemin, laissez nous donc discuter entre pros »??]

Un discours peut être pas élitiste donc, mais réellement à destination des professionnels de la photographie… et c’est ainsi que Freelens sort un nouveau combat de son chapeau: devenir une association d’utilité publique, ouverte au plus grand nombre, pour informer le grand public sur la photographie et tout ce qui va avec, pour réfléchir sur le passé et l’avenir de ce médium/art/technique , et pour « contribuer au rayonnement de la photographie » [oui je sais ça fait chic, mais je trouve ça plutôt mignon]

Et c’est ainsi que Freelens depuis le 1er janvier de cette année 2011, à changé de site internet (http://www.freelens.fr) et s’est mise en quête de nouveaux membres, non plus seulement chez les photographes pro, mais aussi chez les photographes amateurs et plus généralement les gens curieux ou amateurs de la photographie… il va sans dire que si j’en parle ici, c’est que le concept, tout idéaliste [si, si un chouia] qu’il est, m’a convaincue, d’autant que l’association à commencé très fort en ce début d’année en concevant une série d’évènements rassemblés sous le titre POM+F sur les POM (Petites Oeuvres Multimédia) les webdocumentaires et le trans/cross-média

Je n’en dirai pas plus, pour ceux qui veulent plus d’informations sur cette association, connaître ses statuts ou y adhérer… il n’y a plus qu’à aller voir!

PS: Et pour les technophiles/geeks et autres social-medias addicts vous pouvez rejoindre le groupe Freelens sur Facebook et vous abonner aux tweets de FreeLensFrance